L’éloge de l’esquive d’Olivier Guez.

Le dribble n’est pas né par hasard au Brésil. Les premiers joueurs noirs ont commencé à dribbler pour éviter les contacts avec les défenseurs blancs et ne pas se faire rosser sur la pelouse où à la fin des matchs.

Il s’est développé sur les plages et les terrains vagues, avec une belote de chaussettes ou une petite balle en caoutchouc.

C’est un mouvement de hanches, similaire à celui des danseurs de Samba et des lutteurs de capoeïra, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes.

« Audace et joie » – la devise de Neymar. Le football est sublime, puéril, et s’il suscite tant d’émotions, il le doit au dribble brésilien : un art libre, joyeux, passionné, habité par les mots.

C’était la dernière de couverture d’un livre aussi beau qu’un petit pont.

 

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