L’art de la contre-attaque.

Pourquoi aimons-nous tant le foot ?

Parce que chaque action, chaque situation et chaque attaque sont uniques. Il n’y a pas de « déjà-vu » dans le football. Contrairement à ce que certains pensent, le football n’est pas une partie d’échecs. Il est impossible de prévoir plusieurs coups à l’avance sur le rectangle vert. Parce que les joueurs sont toujours en mouvement. Parce qu’une passe, un contrôle ou un dribble ne sont jamais effectués de la même façon.

L’art de la contre-attaque, si cher à Galtier et Sacramento, est un travail de précision : autant pour les entraîneurs que pour les joueurs. C’est pourquoi il est plus aisé de jouer le « contre » quand vous possédez des joueurs techniques et créatifs comme il y en a tant au PSG.

Le premier élément fondamental, c’est la position des joueurs au moment où le ballon est récupéré. Il y a donc une forte corrélation entre le succès d’une contre-attaque et la qualité du pressing. C’est la récupération qui contre l’attaque de l’adversaire. On pourrait presque dire que « jouer la contre-attaque » est autant une stratégie défensive qu’offensive.

Une fois le ballon récupéré, la première passe doit avancer pour casser immédiatement la première ligne adverse parce que c’est à cet instant précis que l’adversaire est le plus vulnérable. C’est un jeu à haut risque, avec beaucoup de pertes de balle. Mais, est-ce que perdre la balle n’est pas le meilleur moyen de contre-attaquer à nouveau ?

Forcément, plus l’équipe récupère des ballons hauts, plus les contre-attaques seront dangereuses et les « Expected Goals » élevés. La réussite du jeu en contre-attaque repose sur l’alternance entre des phases de pressing plus ou moins haut sur le terrain, permettant ainsi de jouer le « contre » de multiples façons afin de surprendre l’adversaire.

C’est ce qu’avait réussi à faire Galtier et Sacramento en début de saison mais depuis le match face à Monaco, nos adversaires se sont « empressés » de venir nous chercher plus haut, nous mettant ainsi en difficulté. Nous n’avons plus le choix des armes depuis cette rencontre (moins de pressing haut notamment) parce que « jouer la contre-attaque » sans alternance n’a aucun sens et nous sommes devenus plus prévisibles.

Mais après tout, nous ne sommes qu’à l’échauffement et en train de préparer le printemps alors à messieurs Galtier et Sacramento de trouver la parade désormais.

 

4 commentaires sur “L’art de la contre-attaque.

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    1. Oui j’aime assez aussi. Le jeu de possession à la Guardiola peut me lasser au bout d’un moment. Après quand tu joue la contre-attaque il faut pouvoir le faire dans plein de situations différentes sinon on te voit venir de loin 😉

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