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C’est quoi la « culture club » du PSG ?

C’est quoi la « culture club » ? Comment on la construit ? Est-ce que le PSG a une « culture club » ? Est-ce possible pour un club né seulement en 1970 ? La « culture club » vient-elle de son public ou d’un président qui a marqué son histoire ? Je vais tenter de répondre à toutes ces questions et surtout à celle-ci : c’est quoi la « culture club » du PSG ?

La culture d’un club permet de créer un lien entre sa direction, ses joueurs, ses supporteurs et même ses salariés. Elle donne du sens aux décisions prises et permet de partager une idée commune et une direction à suivre. La culture d’un club influence les comportements et impacte le recrutement aussi.

La culture d’un club se nourrit de son histoire, de son passé et surtout des hommes qui l’ont fait naitre et grandir. Au PSG, 2 hommes ont initié et créé la « culture club » du PSG : Francis Borelli et Daniel Hechter.

C’est d’abord Francis Borelli qui a construit ce club avec ses convictions, ses exagérations, son abnégation mais surtout sa passion et le PSG lui ressemblait. Le PSG a toujours été une équipe de coups, une équipe de coupes aux performances irrégulières mais capable de se transcender le temps d’un match pour nous offrir des soirées inoubliables.

Elle l’a prouvé en remportant 2 fois de suite la Coupe de France en 1982 et 1983 alors qu’elle n’existait que depuis 12 et 13 ans. Elle l’a encore prouvé aux débuts des années 90 – sous la houlette de Michel Denisot qui a entretenu la flamme – en atteignant les ½ finales sur la scène européenne 5 années de suite. Nous étions imprévisibles, nous arrivions régulièrement à créer la surprise. C’était ça notre « culture club ». Mais pas seulement.

Le créateur de mode Daniel Hechter a également contribué à la création de la « culture club » du PSG. Une culture plus « spectacle », plus « bling-bling ». Quand elle enfilait sa tenue des grands soirs, notre équipe devenait invincible. Il fallait que ça brille dans le club de la ville des lumières.

Quand les Qataris sont arrivés, ils ont voulu déconstruire pour mieux reconstruire. Je ne leur en tiens pas rigueur parce qu’il fallait faire du PSG une marque internationale afin d’attirer les sponsors et les partenaires pour rivaliser avec les clubs historiques.

Néanmoins, nous avons perdu une partie de notre culture et un peu de notre âme aussi à ce moment-là. Nous sommes devenus prévisibles et un peu prétentieux en annonçant tout de suite que nous allions remporter la Ligue des Champions. Tout d’un coup, nous ne pouvions plus créer la surprise comme nous le faisions autrefois.

Ce fameux « changement d’ère » annoncé par Nasser Al-Khelaïfi au printemps s’est vérifié cet été et notre recrutement plus humble, plus collectif et moins « marketing » me rassure. Peut-être que le nouveau centre d’entraînement (dont l’ouverture est prévue en 2024) où toutes les catégories des U13 jusqu’à l’équipe première seront réunies permettra d’instaurer une culture commune à tous les échelons du club.

J’ose même croire que nous allons retrouver peu à peu notre PSG qu’on aimait tant. Un PSG qui a le droit de perdre des matchs de Ligue 1 mais qui sera capable de créer la surprise en allant au bout de ses rêves européens sans le crier sur les toits avant que notre heure arrive.

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